Avec un Niang déchaîné, un Brandao très travailleur, parfois maladroit mais récompensé par un but (78e) ou une charnière Hilton-Mbia solide, le travail a été bien fait en y ajoutant des travailleurs de l'ombre précieux au milieu.
Cela ne semblait pourtant pas gagné dans les tout premiers instants de la partie. Avec des Lorrains survoltés à l'image de la frappe de Feret obligeant Mandanda à une belle parade (4e). Une entame trompeuse en fait. Dans la foulée, sur un débordement énorme, Niang centrait, Ouaddou se trouait et Valbuena marquait devant Brison à l'arrachée (0-1, 5e). Quoi de mieux pour éteindre les naissantes étincelles nancéiennes ?
Regroupés et solidaires, les Olympiens traçaient ensuite le sillon d'un match sérieux. Comme Brandao, bosseur comme jamais. Sa tête sur un gros travail d'Abriel était sauvée sur la ligne par Sami (20e). C'était aussi lui qui pressait Ouaddou et frappait aux six mètres alors que Gregorini détournait de justesse (45e). Il manquait juste un peu de réussite, un brin de précision.
Mais avec la solidité affichée à Marcel-Picot par l'OM et malgré des Lorrains souhaitant apporter de la vitesse à la pause avec Dia et Alo'o Efoulou, les efforts se révélèrent finalement payants. Si les deux sprinteurs nancéiens apportaient un danger certain en début de seconde période, les Marseillais faisaient de nouveau parler la poudre. Le tandem d'enfer Niang-Brandao se servait l'un, l'autre sur deux grosses occasions : le Brésilien décalait Niang plein axe qui frappait fort sur Gregorini (53e) puis le Sénégalais servait Brandao dont la tête était hors-cadre (55e).
Et l'entrée de Koné de faire des ravages alors que l'OM passait à deux milieux défensifs avec l'entrée de Kaboré et le passage d'Abriel en meneur de jeu. Déchaîné après un mois et demi d'absence, l'Ivoirien frappait fort d'abord obligeant le gardien adverse à une belle parade (73e). Toujours sous la menace d'un retour nancéien, les Olympiens faisaient exploser les inquiétudes dans le dernier quart d'heure. Koné décalait Brandao qui marquait du gauche (78e) avant que l'ancien niçois dévie pour Abriel cette fois qui ajustait Gregorini (81e) pour donner un peu plus d'ampleur au travail marseillais. L'idéal avant le match crucial à Zurich mercredi.




